Sauver des vies commence par un message plus rapide. Alors nous avons rendu le message plus intelligent.
L'appel
En Mauritanie, les demandes urgentes de sang circulent sur WhatsApp comme les nouvelles circulent dans un village — un hôpital publie un besoin, le message bondit de groupe en groupe par dizaines, et la famille d'un patient passe des heures à trier des captures d'écran. Il n'existe aucun registre de donneurs, aucun moyen de vérifier un groupe sanguin, aucun rappel lorsque la demande est satisfaite. Un patient O- peut attendre pendant que des donneurs compatibles, à quelques kilomètres de là, ne voient jamais passer la demande.
L'équipe qui développe Munkidh — sauveteur en arabe — est venue nous voir avec trois exigences non négociables. Le produit devait vivre sur WhatsApp, et non derrière l'installation d'une application. Il devait se lire nativement en arabe, de droite à gauche, de bout en bout. Et chaque donneur devait être vérifiable.
Ce que nous avons fait
Nous avons construit un moteur de correspondance, pas une liste de diffusion. Une demande ne va qu'aux donneurs dont le groupe sanguin est compatible, qui vivent assez près pour aider, et dont la période de récupération de 90 jours est écoulée. L'éligibilité est automatique ; personne n'a à se souvenir des règles.
WhatsApp reste la surface. Invitations, alertes, confirmations, et même les rappels bienveillants à donner en retour lorsqu'une personne a reçu — tout est livré sous forme de messages, avec le petit correctif bidirectionnel que nous avons découvert à la dure (une bulle de message en arabe casse silencieusement une URL latine si on ne la balise pas). Une application Expo complémentaire prend en charge les donneurs engagés qui veulent une surface plus riche.
Autour de tout cela : une discrète boucle de réciprocité. Lorsque vous recevez du sang grâce à Munkidh, le système s'en souvient. Lorsque vous êtes éligible pour donner en retour, il vous le demande.
Où en est le projet aujourd'hui
En ligne, mettant en correspondance les demandes en quelques minutes plutôt qu'en quelques heures, et bouclant discrètement le cycle du don, un don à la fois. Le premier produit du pays à suivre la dette de sang plutôt qu'à traiter chaque don comme un acte isolé.
Next.js, Expo, Drizzle sur Neon Postgres, WhatsApp via WahaSend, Inngest pour les traitements en arrière-plan.
